Article publié le
Glossaire essentiel : 20 termes de droit bancaire à connaître
Le droit bancaire régit les relations entre les établissements financiers et leurs clients. Que vous soyez un particulier, ou un professionnel, comprendre les termes clés du droit bancaire est essentiel. Voici un glossaire des 20 termes les plus importants à connaître, accompagnés de définitions claires et d’exemples concrets.
1. Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR)
Définition : Organisme de supervision français chargé de la surveillance des secteurs bancaire et assurantiel.
Exemple : L’ACPR peut imposer des sanctions à une banque qui ne respecte pas les règles prudentielles.
2. Ratio de solvabilité
Définition : Mesure de la capacité d’une banque à faire face à ses engagements financiers à long terme.
Exemple : Une banque avec un ratio de solvabilité élevé est considérée comme plus stable et sûre pour les déposants.
3. Cautionnement bancaire
Définition : Engagement d’une banque à se substituer à son client en cas de défaillance de ce dernier.
Exemple : Une entreprise obtient un cautionnement bancaire pour garantir le paiement de ses loyers commerciaux.
4. Taux effectif global (TEG)
Définition : Taux d’intérêt qui inclut tous les frais liés à un prêt, permettant une comparaison plus juste entre différentes offres.
Exemple : Un prêt avec un taux nominal de 3% peut avoir un TEG de 3,5% une fois tous les frais inclus.
5. Garantie des dépôts
Définition : Mécanisme assurant le remboursement des dépôts bancaires en cas de faillite d’un établissement financier.
Exemple : En France, le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) garantit jusqu’à 100 000 € par déposant et par établissement.
6. Saisie-arrêt
Définition : Procédure permettant à un créancier de bloquer les sommes dues à son débiteur par un tiers (généralement une banque) pour les affecter au paiement de sa créance.
Exemple : Un créancier impayé obtient une saisie-arrêt sur le compte bancaire de son débiteur, bloquant ainsi les fonds disponibles.
7. Saisie-attribution
Définition : Procédure permettant à un créancier de se faire attribuer directement les sommes dues à son débiteur par un tiers, sans passer par une phase de blocage.
Exemple : Un bailleur impayé effectue une saisie-attribution sur le compte bancaire de son locataire pour récupérer les loyers dus.
8. Plan d’Épargne en Actions (PEA)
Définition : Produit d’épargne permettant d’investir en actions européennes avec des avantages fiscaux après une certaine durée de détention.
Exemple : Un investisseur ouvre un PEA pour acheter des actions françaises et bénéficier d’une exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans de détention.
9. Crédit hypothécaire
Définition : Prêt garanti par une hypothèque sur un bien immobilier.
Exemple : Un emprunteur obtient un crédit hypothécaire pour financer l’achat de sa résidence principale, la banque prenant une hypothèque sur le bien en garantie.
10. Caution solidaire
Définition : Engagement d’une personne (le caution) à rembourser la totalité de la dette d’un emprunteur en cas de défaillance de ce dernier, sans que le créancier ait à poursuivre d’abord l’emprunteur.
Exemple : Les parents se portent caution solidaire pour le prêt étudiant de leur enfant, s’engageant à rembourser la totalité du prêt si l’étudiant ne peut pas le faire.
11. Agios
Définition : Frais bancaires ou intérêts prélevés par la
banque lorsqu’un compte est à découvert.
Exemple : Un client dont le compte est à découvert de 100€ pendant 10 jours peut se voir facturer des agios en fonction du taux appliqué par sa banque.
12. Titrisation
Définition : Technique financière permettant à une banque de transformer des créances en titres négociables sur les marchés financiers.
Exemple : Une banque titrise un portefeuille de prêts immobiliers pour libérer son bilan et accorder de nouveaux crédits.
13. Directive sur les services de paiement (DSP2)
Définition : Réglementation européenne visant à renforcer la sécurité des paiements en ligne et à promouvoir l’innovation dans les services financiers.
Exemple : Grâce à la DSP2, un client peut autoriser une application tierce à accéder à ses données bancaires pour gérer son budget.
14. Droit de rétractation
Définition : Possibilité pour un client de revenir sur son engagement dans un délai légal, sans justification ni pénalité.
Exemple : Après avoir souscrit un crédit à la consommation en ligne, un client dispose de 14 jours pour se rétracter.
15. Prêt in fine
Définition : Prêt dont le capital est remboursé en totalité à l’échéance, seuls les intérêts étant payés périodiquement.
Exemple : Un investisseur immobilier contracte un prêt in fine pour acheter un bien, prévoyant de le revendre à l’échéance pour rembourser le capital.
16. Secret bancaire
Définition : Obligation légale pour les banques de ne pas divulguer d’informations sur leurs clients, sauf exceptions prévues par la loi.
Exemple : Une banque ne peut pas communiquer le solde du compte d’un client à un tiers sans autorisation, sauf dans le cadre d’une enquête judiciaire.
17. Lutte contre le blanchiment d’argent (LCB-FT)
Définition : Ensemble des mesures visant à empêcher l’intégration de fonds d’origine illicite dans le système financier légal.
Exemple : Les banques doivent signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes dans le cadre de la LCB-FT.
18. Crédit renouvelable ou crédit revolving
Définition : Un montant de crédit est mis à disposition du client. Il peut utiliser cette somme librement et rembourser par mensualités. À chaque remboursement, la somme disponible se reconstitue automatiquement.
Exemple : Sophie dispose d'une réserve de crédit renouvelable de 2 000 € auprès de son établissement financier.
- Elle utilise 500 € de cette somme pour acheter une nouvelle machine à laver.
- Chaque mois, Sophie rembourse une partie du montant utilisé (avec des intérêts).
- Au fur et à mesure des remboursements, la réserve de crédit se reconstitue automatiquement et elle pourra l'utiliser de nouveau en cas de besoin.
19. Prêt à taux variable
Définition : Crédit dont le taux d'intérêt évolue en fonction d'un indice de référence (comme l'Euribor). Il peut être assorti d’un plafond (taux capé) pour limiter les hausses trop importantes.
Exemple : Pierre achète un appartement à 250 000 € et souscrit un prêt immobilier à taux variable. Au départ, le taux est de 2 % et sa mensualité est de 1 100 €.
- Après 2 ans, les taux baissent et passent à 1,5 % → sa mensualité diminue à 1 050 €.
- 3 ans plus tard, les taux remontent à 2,5 % → sa mensualité passe à 1 150 €.
20. Rééchelonnement
Définition : Modification de la durée de remboursement d'un prêt afin d’alléger ou d’augmenter les mensualités. Cela peut être demandé dans le cadre d’une renégociation de prêt.
Exemple : Marc demande à sa banque un rééchelonnement de son prêt pour étaler les paiements sur 20 ans au lieu de 15. Conséquences :
- Allègement des mensualités en cas de baisse de revenus
- Augmentation du coût total du crédit.
Ces concepts couvrent un large éventail de situations, des crédits aux placements, en passant par les garanties et les procédures d’exécution forcée. N’hésitez pas à consulter un professionnel du droit bancaire pour un accompagnement personnalisé selon votre situation.